Compagnes électorales

Audrey Pulvar est une idiote. Valérie Trierweiler, une sotte. Béatrice Schönberg, une gourde. Incapables d’élaborer une pensée de manière objective, ces femmes journalistes demeurent totalement inféodées aux convictions de leur compagnon respectif, Arnaud Montebourg, François Hollande et Jean-Louis Borloo. Une situation qui semble d’autant plus embarrassante à l’approche d’échéances électorales majeures. Un favoritisme malsain pour leur parti au prix d’un insupportable parti pris.

Car, la journaliste, cette être pur, vierge, et innocent, se doit d’obéir à un code de déontologie sévère. S’il est envisageable qu’elle fréquente quelques politiciens dans le cadre de sa profession, voire même d’éprouver pour certains quelque sympathie, il est parfaitement inapproprié qu’elle partage avec eux une étroite intimité. Le cas échéant, sa perte de crédibilité quant à ses analyses et ses arguments n’aura d’égale que sa soumission face la virilité influente de l’être aimé. Des débats, pas d’ébats.

Dans une période décisive pour l’avenir du pays, il est instamment requis à celles ayant manqué à cette obligation de déserter l’espace médiatique afin de laisser place à des journalistes hors de tout soupçon de partialité ostentatoire. Ainsi, Éric Zemmour pourra délivrer ses précieuses analyses sans que le procès d’une quelconque défense idéologique ne puisse lui être intenté. Jean-Pierre Elkabbach pourra poursuivre ses interviews, oscillant entre droiture morale et loyauté intellectuelle. Et Jean-Pierre Pernaut continuer à assimiler les syndicalistes à des terroristes loin de toute suspicion quant à ses opinions personnelles.

La démocratie, ainsi préservée de toute intrusion néfaste d’observatrices partisanes, pourra dès lors continuer à s’enorgueillir de la neutralité de médias libres et indépendants. Le vendeur d’armes propriétaire du célèbre Figaro ainsi que l’investisseur Rothschild, actionnaire principal du non moins populaire Libération, peuvent en témoigner. Et ce n’est certainement pas les directeurs des radios et télévisions publiques nommés directement par le chef de l’État qui démentiraient.

Toutefois, il paraît nécessaire de pousser plus en avant l’investigation dans le but de connaître avec précision l’intimité des acteurs et actrices de la sphère politico-médiatique. Dans le cas contraire, comment affirmer avec certitude qu’Arlette Chabot ne partage pas ses nuits enfiévrées avec Jean-Pierre Raffarin ? Claire Chazal avec Édouard Balladur ? Éric Zemmour avec Jean-Marie Le Pen ?

Ainsi pénètre t-on la vie privée des personnalités déviantes qui, par souci de transparence, sont priées de s’effacer.

 

Guillaume Meurice

24/03/2012

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1 commentaire

Classé dans CHRONIQUES

Une réponse à “Compagnes électorales

  1. little big fred

    C’est excellent comme d’habitude!

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