Bois de justice

Il y a fort longtemps (un temps que même un sénateur d’âge moyen ne peut pas connaître), dans le royaume de France, était un monarque surnommé St Louis. Il régna plus de quarante ans avant de trouver la mort à Tunis, non pas en vacances chez un ami dictateur, mais au cours d’une croisade sanguinaire. La singularité de ce souverain résidait en son sens aigu de la justice qu’il avait pris l’habitude de rendre de manière péremptoire, seul, sous un chêne.

Les siècles ont passé. La Terre a poursuivi sa révolution. La France a fait la sienne, éclairée par le mouvement des Lumières. Principalement par un certain baron de Montesquieu qui sut analyser les écueils d’une concentration des pouvoirs et disserter sur une séparation stricte des autorités judiciaire et exécutive. « C’est une expérience éternelle, que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser » aimait-il à rappeler, usant d’une lucidité certaine jusqu’alors jamais démentie. Ni par Mouloud, contrôlé par la police huit fois en vingt-quatre heures; ni par les jeunes filles stagiaires du FMI.

 

SUITE ET FIN dans le livre “Guillaume Meurice chronique la société“, recueil de plus de cinquante chroniques illustré par le dessinateur de presse Babouse (Charlie Hebdo, l’Humanité…) et préfacé par le comédien François Morel. (pour commander l’ouvrage, cliquez ici)

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