Bassesses

6 mai 2007. Jour béni pour les humoristes, chansonniers et autres chroniqueurs politiques de ce pays. Par 53,06 % des suffrages exprimés, le peuple français avait choisit d’élire à la tête de sa République, un président mesurant 1,68 m. Depuis, plus une seule journée ne passe sans plaisanteries plus ou moins drôles ou douteuses quant à ses aptitudes à parler de « croissance », son statut de « grand » homme d’Etat, ou son mariage avec « Blanche-Neige ». Le bruit des charters qui décollent, les clameurs d’une manifestation de sans-papiers, ou la détonation d’un bombardement français en Afghanistan, peinent à couvrir les railleries incessantes sur l’apparence physique de l’homme à talonnettes.

La moquerie est facile, évidente, efficace. Les attaques ad hominem ont de tout temps rencontrées un franc succès ; tant elles rassurent l’interlocuteur sur sa « normalité » supposée (« Heureusement, je ne suis pas comme lui ! »). François Bayrou a les oreilles du prince Charles, et Martine Aubry n’a pas les mensurations de Monica Bellucci. C’est un fait. Mais faut-il y voir des arguments probants contre leurs convictions politiques ?

 

SUITE ET FIN dans le livre “Guillaume Meurice chronique la société“, recueil de plus de cinquante chroniques illustré par le dessinateur de presse Babouse (Charlie Hebdo, l’Humanité…) et préfacé par le comédien François Morel. (pour commander l’ouvrage, cliquez ici)

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