Comme une lettre à la banque

Paris. XIXème arrondissement. Agence de La Poste Laumière. La foule s’accumule devant l’unique guichet estampillé « Courrier ». De l’autre côté d’un petit parapet, quatre comptoirs dédiés exclusivement aux tractations bancaires. Car la Poste n’est plus seulement une entreprise dédiée à la distribution du courrier. Elle est devenue aussi et avant tout une banque.  Alors, avec mon Recommandé  à la main, j’attends.

Heureusement, la direction de la Poste a pensé à mon confort personnel. Elle se doutait qu’en supprimant quasiment tous les guichets dédiés à l’envoi et à la réception du courrier, les files d’attente s’allongeraient. Alors, elle a placé bien au dessus de ma tête, un charmant petit poste de télévision. Au fil des minutes, j’apprends comment transformer une vieille chaise en étagère violette, j’apprends grâce à une intermittente du spectacle déguisée en factrice, les mérites du « prêt à poster »… Tant de programmes qui me feraient presque regretter la diarrhée verbale d’un Nikos Aliagas.

SUITE ET FIN dans le livre “Guillaume Meurice chronique la société“, recueil de plus de cinquante chroniques illustré par le dessinateur de presse Babouse (Charlie Hebdo, l’Humanité…) et préfacé par le comédien François Morel. (pour commander en ligne : www.guillaumemeurice.fr)

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Classé dans CHRONIQUES

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